Le sick building syndrome ou quand le bureau devient votre pire ennemi.

Le sick building syndrome, vous connaissez  ?

 

Il s’agit de notre pollution intérieure.
Non, je ne vais pas vous parlez de détox ni de jus de bouleau mais bien d’un syndrome lié au lieu où vous passez  12 années de votre vie : l’entreprise et plus particulièrement votre bureau.

Le sick building syndrome se caractérise par des pathologies liées aux polluants que l’on trouve au bureau.

Pourquoi ce syndrome est particulièrement présent au bureau et non à la maison me direz-vous ? parce que l’air au bureau y est particulièrement confiné et pas toujours aéré.

air pollué en entreprise humour

 

L’air pollué en entreprise et ses conséquences sur la santé.

 

Ce thème m’est apparu particulièrement intéressant étant moi même dans une certaine mesure victime de cet air pollué.
Chaque jour j’investis de nouveaux lieux et je constate la même chose, la pauvreté de l’air ambiant dans les entreprises et souvent cette odeur de”renfermé plastifié”.

 

Je pense surtout à ceux qui doivent s’accommoder de cet air pendant 8 heures.

 

En hiver, combien de fois n’ai-je pas entendu à l’arrivée du premier massé me dire : “bouhhh fait pas chaud chez vous”.
Et bien oui je l’avoue ici, j’ouvre les fenêtres dès que je peux 🙂

 

“L’air des bureaux serait 2 à 5 fois plus pollué que l’air extérieur.”

 

 

Aérer, mission impossible.

 

Déjà, soyons clairs, les espaces de travail ne sont jamais ouverts, évinçons la possibilité qu’ils le soient par les femmes de ménage. Il y a longtemps que ce geste hygiénique a été sacrifié sur l’autel de la productivité, ouvrir, ne pas ouvrir, quelle importance, l’air propre ne se voit pas.

Quant à l’ouverture des fenêtres par les salariés eux-mêmes, soyons réalistes,  elle ne fait jamais l’unanimité au sein d’un bureau.

Il y a toujours le frileux en hiver et les bonnes raisons de ne pas ouvrir en été, le bruit du périph, la pollution extérieure, le soleil trop fort qui tape dans le dos.

 

air pollué en entreprise au microscpoe
poussière au microscope

Que trouve-t-on dans cet air pollué du bureau ?

 

  • De la poussière.

Vous savez ces petites choses qui flottent dans l’air que l’on voit très bien lorsqu’il y a un rayon de soleil.Ces poussières sont  composées de cheveux, du pollen, de peaux mortes, de moisissures, de fibres de vêtements, de bactéries, d’acariens.

Tout ce petit monde est en suspension dans l’air selon son poids, du brassage de l’air.

 

  • Des solvants : les COV (Composants Organiques Volatils)

Les COV sont des gaz ou des vapeurs, ils sont d’une grande volatilité et se répandent aisément dans l’atmosphère des lieux fermés dont les bureaux.

Ils impactent les êtres vivants qui y travaillent. On trouve ces COV  ou solvants dans les colles, les agglomérés le bois, les peintures et enduits, les moquettes, les adhésifs, les encres, les mousses, les vernis, les retardateurs de flammes (les retardateurs de flemmes sont ces substances que l’on rajoute un peu partout lors de la fabrication de nos objets du quotidien : lit pour bébé, rideau, fauteuil, tapis…)

Les COV les plus connues sont le benzène, le formaldéhyde, l’acétaldéhyde.

 

=> Une  climatisation mal entretenue peut se surajouter aux problèmes.

 

A quoi reconnait-on les COV ?

 

Si vous sentez dans une pièce une odeur de neuf, alors là bingo, il y a forte chance qu’il y ait des COV à gogo.

Cette odeur est typique quand on rentre dans une pièce fermée, de surcroit surchauffée car les COV sont particulièrement actifs à la chaleur.

 

Conséquences sur la santé

 

Irritation des yeux et de la gorge,
Irritation des voies respiratoires,
Symptômes asthmatiques,
Maux de tête,
Nausées.

air pollué en entreprise humour

 

 

Que faire ?

-Aérer le plus possible, le matin avant l’arrivée de vos collègues frileux ( en période hivernale pas de craintes, les climatisations réchauffent l’air à une vitesse impressionnante), à la pause-déjeuner.
Encore une fois, il est bon de rappeler que les COV sont des solvants qui adorent la chaleur qu’elle soit celle des radiateurs ou celle du soleil l’été.

-Indiquer à l’entreprise que l’on veut du mobilier avec des COV réduits ou inexistants.
Il y a de plus en plus de labels qui vont dans ce sens.

Il faut savoir que ces substances volatiles (COV) voient leur émissions réduites de 80 à 95 % au bout de 4 mois.

 

pour en savoir plus  : liste des  COV à télécharger

Le sick building syndrome ou quand le bureau devient votre pire ennemi.
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